Ce que dit la Cour de cassation
Approbation des comptes : une portée limitée
Les syndics opposent presque systématiquement au copropriétaire l'approbation des comptes par l'assemblée générale, comme si elle rendait la dette incontestable. C'est inexact : la Cour de cassation juge que l'approbation des comptes du syndicat emporte seulement constatation de la régularité comptable et financière des comptes du syndicat (Cass. 3e civ., 14 mars 2019, n° 17-26.190).
Le copropriétaire reste donc recevable à discuter son compte individuel : erreur de clé de répartition, charge étrangère à son lot, dépense imputée à tort, frais personnels du syndic indûment portés en charges communes. À l'inverse, la contestation des décisions elles-mêmes, comme le vote du budget ou de travaux, suppose d'agir dans le délai de deux mois de l'article 42.
Le cabinet articule ces deux niveaux de contestation et défend également les copropriétaires assignés en paiement par le syndicat, notamment dans le cadre de la procédure accélérée au fond de l'article 19-2, devant le Tribunal judiciaire de Créteil et les juridictions d'Île-de-France.